Derek Jarman, mort du sida en 1994, a laissé en héritage un dernier livre, Chroma, alors qu’il perdait la vue. L’artiste rebelle et radical (cinéaste, plasticien, écrivain) y parle des couleurs qu’il ne peut plus voir avec élégance et humour, cette politesse du désespoir. Fasciné par le personnage sulfureux et génial, Bruno Geslin en fait un portrait en creux dessiné par le jeu, le chant, la danse et la musique poétique de deux musiciens au plateau. Tandis que l’anglais et le français  s’entrelacent, que la vidéo et les lumières habillent la nudité de la scène, c’est la vie de Derek Jarman et celle de toute une époque qui semblent défiler au rythme des couleurs et de sublimes noir et blanc.

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4 mars 2020 20 h 30 min
5 mars 2020 19 h 00 min